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Publié par Roland Francart

Sainte Jeanne Jugan, de l’ombre à la lumière

 

Prix-des-Medias-Catholiques-Jeanne-Jugan-33.jpg

 

Le 15 avril dernier, Didier Chardez s’est vu décerner le Prix Médias Catholiques de la Bande Dessinée pour sa biographie de sainte Jeanne Jugan, publié en 2012 aux éditions Coccinelle (1). Un album qui a été apprécié tant pour son graphisme et son scénario que pour son impact chrétien.

Les Petites Sœurs des Pauvres de Namur ont mis les petits plats dans les grands, le 15 avril dernier, pour la remise du Prix Médias Catholiques de la Bande Dessinée. Et non sans raisons, puisque celui-ci a été remis à Didier Chardez, scénariste et dessinateur d’une BD relatant la vie de leur fondatrice, sainte Jeanne-Jugan (1792-1879). Une humbke fille du peuple qui, durant toute sa vie, se mit au service des pauvres, et plus particulièrement aux personnes âgées.

Choisis parmi les lecteurs, internautes, auditeurs et téléspectateurs des Médias Catholiques, les douze membres du jury avaient, au départ, six albums à lire et à évaluer, mais celui de Didier Chardez s’est très vite dégagé. Il faut dire que la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres est un personnage attachant. « Ce qui m’a marquée, confie Elise Béliard, également présidente du CRIABD (2), c’est sa simplicité et son obstination. C’est une femme qui ne se laisse absolument pas démonter par les difficultés qu’elle rencontre. »

 

Prix-des-Medias-Catholiques-Didier-Chardez-60.jpg Didier Chardez, l'auteur

 

Une personnalité attachante

« Personnellement , ajoute Damien Van Goethem, je n’ai pas été tout de suite intéressé par cette BD, car la couverture n’est pas très attrayante et pourrait être améliorée. Mais au fur et à mesure que j’ai avancé dans la lecture de cet album, j’ai vraiment été pris par l’histoire et séduit par la personnalité de Jeanne Jugan. L’humilité, la simplicité, la modestie sont effectivement des vertus qui peuvent conduire loin. A son époque, on devait la prendre pour une folle. Et pourtant, 150 ans plus tard, son œuvre continue… » Ce passionné de bande dessinée est en tout cas très heureux d’avoir fait partie de ce jury. « Je craignais de rencontrer des grenouilles de bénitier, mais ça n’a pas été du tout le cas. Je suis donc prêt à rempiler l’an prochain, s’il y a une seconde édition. »

Les Petites Sœurs des Pauvres sont évidemment très heureuses de l’attribution de ce prix. « Cela va contribuer à une meilleure connaissance de notre fondatrice, explique Sœur Marie-Anne, la supérieure de la communauté de Namur, avec un charmant petit accent flamand. « Quand elle était vivante, Jean Jugan ne voulait pas attirer l’attention sur elle, elle préférait rester dans l’ombre, mais maintenant qu’elle est au ciel, elle doit être heureuse de voir qu’elle est reconnue dans sa sainteté et que son œuvre continue d’interpeller. »


La plus belle des récompenses

Didier Chardez, qui ne connaissait pas du tout le personnage de Jean-Jugan avant de commencer, a, lui aussi, été séduit par le personnage. « Les gens qui font de grandes choses, tout en restant dans l’ombre, me touchent beaucoup, confie le bédéiste, tout au bonheur d’avoir reçu ce prix. « Ce qui me fait plaisir, c’est de voir que cet album que j’ai réalisé chez moi, sans penser à quelqu’un en particulier, a eu un retentissement chez d’autres et provoqué des émotions. » Probablement la plus belle des récompenses pour un artiste.

Pascal ANDRÉ

(1) « A la rencontre de Sainte Jeanne Jugan », Didier Chardez, Coccinelle, 48 pages. (2) Centre religieux d’info et d’analyse de la BD.

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